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Les anomalies scripturales

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Les anomalies scripturales
Le texte du Tanakh compte de nombreuses anomalies scripturales (5 000 selon certaines évaluations), c’est-à-dire des mots dont l’écriture ne correspond pas à leur prononciation. Ces anomalies sont de plusieurs sortes :
shloshim opt– Qeri kethiv : le mot ne se prononce pas de la façon dont il est écrit. Il s’agit là, le plus souvent, de libertés que le texte semble avoir prises avec la grammaire ou avec l’orthographe.


– Qeri welo kethiv : le mot est prononcé, alors qu’il n’est pas écrit.
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– Kethiv welo qeri : le mot est écrit, mais il n’est pas prononcé.

– Il est d’autre sortes d’anomalies scripturales, qui consistent en ce qu’un mot ou une lettre sont surmontés de points diacritiques (dix passages dans le Tanakh selon les Avoth de-rabbi Nathan), ou en ce qu’une lettre dans un mot est d’une taille supérieure ou inférieure à celle de ses voisines.

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Il serait ici fastidieux de multiplier des exemples de ces anomalies. Rappelons cependant la plus connue : celle qui consiste à prononcer le Nom divin d’une façon qui ne ressemble en rien à la façon dont il est écrit.

Ces anomalies s’imposent aux sofrim (« scribes ») qui calligraphient le texte sacré, et leur non-respect par ceux-ci entraîne l’invalidation de leur ouvrage.
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Ressemblent à des « anomalies scripturales » certains changements introduits dans le texte biblique par  les premiers scribes, membres de la Grande Assemblée (Kenesseth ha-guedola).
Ces changements, appelés tiqounei sofrim, modifient, par respect des convenances, certains termes employés dans le texte.
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Le Midrach compte dix-huit de ces tiqounei sofrim.

L’un des plus connus est contenu dans le verset : « Tu te fianceras avec une femme, et un autre homme la possédera… » (Devarim 28, 30).
vhitmchatem optLe mot « possédera » est écrit yichgalènna (« la traitera en prostituée »), mais il est prononcé yichkavènna (« couchera avec elle »), et ce, comme expliqué par Rachi (ad loc.), par souci de décence.

Dans quatre cas, certaines lettres sont suspendues au-dessus de la ligne.
C’est le cas d’un verset du livres des « Juges » (18, 30), d’un verset des Psaumes (80, 14) et de deux versets de Job (38, 13 et 15). La raison du premier de ces cas est connue : le respect que l’auteur du texte a voulu témoigner à Moïse. Celles des trois autres est obscure.

Comme autre anomalie, citons la lettre waw dans le motchalom (Bamidbar 25, 12), dont nous apprenons dans laGuemara (Qiddouchin 66b) qu’elle doit être coupée en son milieu.

Dans certains sifrei Tora, nous apprend Rachi (ad Berèchith 11, 32), la lettre noun du mot ‘Haran était inversée. Cette tradition est, semble-t-il, tombée en désuétude.
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Continue en revanche d’être respectée celle qui veut que les lettres noun situées avant Bamidbar 10, 35 et aprèsBamidbar 10, 36 soient inversées. « Ces signes, précise Rachi, indiquent que le paragraphe qu’elles entourent n’est pas à sa place.
ashrech2optEt pourquoi a-t-il été écrit ici ? Pour marquer une pause entre deux crises, etc., comme indiqué dans toutes les écritures (voirChabbath 116a) ».

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